Ggabrielle, pas de souci, ni avec le tutoiement ni avec les calembours ;
le "Classique", c'est le 17ème, Boileau, Molière, Racine etc.,
Mais Hugo, par exemple, c'est pas du Classique, c'est du Romantique, une école beaucoup plus libérée des contraintes, de vraies graines d'anarchistes, à l'époque !
Et puis il y a le Baroque (Agrippa D'Aubigné par ex) et dans le désordre, bien des écoles, disons des tendances, jusques au Symbolisme (Mallarmé, Regnier, Verlaine, Rimbaud, Samain...)
Cependant tout ces poètes, avec plus ou moins de libertés occasionnelles, obéissaient à la versification, et leur vers était régulier.
Tu écris en vers libres (ce qui défini le vers c'est le retour requis à la ligne), la contrainte existe, bien sûr, écrire ou dire n'importe quoi n'est ni malin ni intéressant, quoi qu'on dise de l'écriture automatique ; mais dans le vers libre, les bornes sont diffuses, la contrainte n'est pas nommée, circonscrite ; ça doit -ou pas- être beau, grinçant, syncopé, fluide, que sais-je, les possibles sont infinis, et nous ne parlons que de prosodie, c'est à dire de musique !
Oui, je sens le rythme de ton texte, voire les rythmes, pasque tout ça est multiple, fluctuant et sujet à des variations suivant la sensibilité du ou de la lectrice ; le tempo général de ta quarte monte crescendo après un palier entre deux roulements ; si tu le répétais sur trois ou quatre quartes, il deviendrait immédiatement sensible.
Tu peux traduire, ou déduire le rythme général à partir du décompte des syllabes, car c'est ainsi, accents et coupes mis à part, que nous nous exprimons ; ça donne :
7 syllabes (1er roulement)
9 " " " (palier)
7 " " " (2ème roulement)
12 " " " (Montée en puissance)
(une remarque ? le dernier vers bute un peu sur le "E" de précipitE, mais bon, ça dépend comment on le prononce...)
Salut, Ggabi
Signé :
Salus (que si l'on s'en sert)