"Atelier perpétuel de réparation"

Par : Salus
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Salus

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Ggabrielle,
je comprends mal ta demande ; comme c'est du vers libre, la forme dépend du goût de chacun ; tu écris :

La planète se révolte,
elle secoue, brûle et inonde.
L'humanité panique et tremble,
mais se précipite vers sa dernière seconde.


(Pas sûr que ce soit le meilleur, ni de la "poésie".

Ya qqch qui cloche, déjà le "Mais"
et peut-être inverser, brûle et inonde.
Et/ou autre.)

Helpl!
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
...Du coup, on ne peut guère que te donner de très subjectifs avis, ou tourner tes phrases autrement, genre :

La planète brûle et se secoue ;
inondant de sa révolte
L'humanité paniquée et tremblante,
elle se précipite vers sa dernière (son ultime ?) seconde....

(Le sens est ici légèrement différent, c'est la planète qui se précipite, mais on peut sûrement trouver mieux, les possibilités sont multiples ; par exemple, pour garder le sens original :"elle la précipite")
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Ggabrielle

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Désolé. J'avais par inadvertance effacé ma question.
Heureusement, vous l'avez reprise en italiques.
Merci pour le précieux avis.
Je vais donc modifier en :

La planète se révolte,
elle se secoue, inonde et brûle.
L'humanité panique et tremble,
se précipite vers son ultime seconde.


Longue vie à cet irremplaçable atelier!
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Salus

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Merci et pardonnez-moi, je croyais que nous nous tutoyions !
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Sylvain2023

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Sincèrement, merci de votre participation. C'est tellement flagrant toutes ces erreurs quand je lis les commentaires. Elles me sautent aux yeux et je ne vois plus qu'elles. Ça me fait du bien quand même.

Je vais revenir...
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Ggabrielle

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@Salus,
c'est moi que je te demande pardon.

Depuis un certain temps, le pluriel a submergé le singulier sur ce site. Emporté par la vague, c'est presque devenu un réflexe.

Sinon, j'écris n'importe comment (je veux dire pas "classique" que de toute façon je ne sais faire ... ).

Néanmoins, je tiens à une chose : le rythme.
Je serai heureux si tu trouves qu'il y en a dans mon modeste petit texte.

À bon entendeur, Salus!
(T'inquiète, c'est juste pour le fun).
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Salus

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Ggabrielle, pas de souci, ni avec le tutoiement ni avec les calembours ;
le "Classique", c'est le 17ème, Boileau, Molière, Racine etc.,
Mais Hugo, par exemple, c'est pas du Classique, c'est du Romantique, une école beaucoup plus libérée des contraintes, de vraies graines d'anarchistes, à l'époque !
Et puis il y a le Baroque (Agrippa D'Aubigné par ex) et dans le désordre, bien des écoles, disons des tendances, jusques au Symbolisme (Mallarmé, Regnier, Verlaine, Rimbaud, Samain...)
Cependant tout ces poètes, avec plus ou moins de libertés occasionnelles, obéissaient à la versification, et leur vers était régulier.

Tu écris en vers libres (ce qui défini le vers c'est le retour requis à la ligne), la contrainte existe, bien sûr, écrire ou dire n'importe quoi n'est ni malin ni intéressant, quoi qu'on dise de l'écriture automatique ; mais dans le vers libre, les bornes sont diffuses, la contrainte n'est pas nommée, circonscrite ; ça doit -ou pas- être beau, grinçant, syncopé, fluide, que sais-je, les possibles sont infinis, et nous ne parlons que de prosodie, c'est à dire de musique !

Oui, je sens le rythme de ton texte, voire les rythmes, pasque tout ça est multiple, fluctuant et sujet à des variations suivant la sensibilité du ou de la lectrice ; le tempo général de ta quarte monte crescendo après un palier entre deux roulements ; si tu le répétais sur trois ou quatre quartes, il deviendrait immédiatement sensible.

Tu peux traduire, ou déduire le rythme général à partir du décompte des syllabes, car c'est ainsi, accents et coupes mis à part, que nous nous exprimons ; ça donne :

7 syllabes (1er roulement)
9 " " " (palier)
7 " " " (2ème roulement)
12 " " " (Montée en puissance)

(une remarque ? le dernier vers bute un peu sur le "E" de précipitE, mais bon, ça dépend comment on le prononce...)

Salut, Ggabi
Signé :
Salus (que si l'on s'en sert)
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Sylvain2023

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Bonjour,


Je n'ai pas réussi à faire exactement ce que je voulais.
Je dépose ici mon travail.

Ferveur et Mirage.

Je dépose à tes pieds et mon cœur, et mon corps,
Qu'en chœur et sans répit mes émotions assaillent,
Portant ma volonté à redoubler d'efforts,
Par chaque coup porté lors de chaque bataille.


À me courber ainsi devant tant de chaleur,
Que tu sais dégager au milieu de ce monde,
J'oublie enfin le poids de toute ma douleur,
Quand ton regard se pose et que mon âme inonde.


Mais ce n’est qu’un mirage au fond d’un triste jour,
Le néant d'un beau rêve où les ombres s'achèvent,
Puis quand l'esprit s'endort tout s'éclaire à son tour.


Le sommeil me délivre et mon esprit se lève,
En songe, l'univers devient mon seul séjour,
Car au fond de nos nuits l'âme trouve une trêve.



J'ai galéré pour les rimes, allant jusqu'à utiliser le dictionnaire des rimes , il me parait synthétique du coup.
Peut-être que je le re-travaillerai un jour que je serai à nouveau connectée et inspirée.
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Jim

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Ton poème Sylvain2023

Ferveur et Mirage.

Je dépose à tes pieds et mon cœur, et mon corps,
Qu'en chœur et sans répit mes émotions assaillent,
Portant ma volonté à redoubler d'efforts,
Par chaque coup porté lors de chaque bataille.

À me courber ainsi devant tant de chaleur,
Que tu sais dégager au milieu de ce monde,
J'oublie enfin le poids de toute ma douleur,
Quand ton regard se pose et que mon âme inonde.

Mais ce n’est qu’un mirage au fond d’un triste jour,
Le néant d'un beau rêve où les ombres s'achèvent,
Puis quand l'esprit s'endort tout s'éclaire à son tour.

Le sommeil me délivre et mon esprit se lève,
En songe, l'univers devient mon seul séjour,
Car au fond de nos nuits l'âme trouve une trêve.


**********

Dans cette dernière mouture, tu t'es éloignée du modèle vers lequel tu souhaites tendre. Les vers des quatrains sont maintenant à rimes alternées et non plus embrassées, alors qu'elles doivent être embrassées ; de plus, ces quatrains devraient être sur 2 rimes et non pas 4 (ce que j'avais omis de signaler).

La répartition des rimes dans le sixain ne s'apparente ni à Marot, ni à Pelletier, mais reprend cellle de Pétrarque dite « tierce rime », ce qui t'éloigne donc du sonnet français.

Le vers 2 reprend « émotion » sans diérèse, ce qui n'est pas conforme au classique ; ainsi, il compte bien 12 syllabes sinon, avec diérèse, il en compterait 13. A toi de juger avec ou sans diérèse, tout en décomptant 12 syllabes en chacun de ces deux cas ?

Les vers 3 et 4 souffrent d'une répétition, à savoir « portant » et « porté ». Trouver comment éviter cela. De plus, le hiatus (volonté_à) déjà signalé le dépare.

L'allitération en « tr » du dernier vers est heureuse, bravo !
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Salus

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J'ai dit à Sylvain - et je le maintiens - Qu'un sonnet irrégulier n'avait pas moins de valeur qu'un régulier, d'où cette adaptation qui, personnellement, me semble meilleure (avec un titre excellent).
Pour parfaire le texte et qu'il rentre dans le cadre de la versification, il ne manque pas grand-chose !
- Sylvain, sans préjuger de ce que tu pourrais écrire, je me permets de te donner un exemple de ton sonnet pour qu'il souscrive aux exigences du vers régulier (vers régulier = versification / Sonnet régulier ou irrégulier = recevable dans les deux cas)

Ferveur et Mirage.

Je dépose à tes pieds et mon cœur, et mon corps,
Qu'en chœur et sans répit l'émotion assaille,
Portant ma volonté à redoubler d'efforts,
Par chaque coup souffert lors de chaque bataille.


À me courber ainsi devant tant de chaleur,
Que tu sais dégager au milieu de ce monde,
J'oublie enfin le poids de toute ma douleur,
Quand ton regard se pose à mon âme et l'inonde.


Mais ce n’est qu’un mirage au fond d’un triste amour,
Le néant d'un beau rêve où toute ombre s'achève,
Puis quand l'esprit s'endort tout s'éclaire à son tour.


Le sommeil me délivre et mon esprit se lève,
En songe, l'univers devient mon seul séjour,
Car au fond de nos nuits l'âme trouve une trêve.

- "émoti-on", la diérèse est bonne ; et si tu mets ça au singulier, ça colle encore et la rime pour l'œil est bonne
- "Chaque coup souffert" = le sens est inverse, mais est possible, et puis, plus de répétition et une allitération ("effort /souffert")
- "Mon âme inonde" problème de sens (inonde quoi ?) j'ai trouvé ça :
"Quand ton regard se pose à mon âme et l'inonde."
- Tu ne peux pas faire rimer "jour" avec "séjour", ça représente une "répétition étymologique" (les deux viennent de l’ancien français jor, jorn, du latin diŭrnus → voir diurne), c'est pourquoi j'y ai glissé "l'amour", dont il me semble qu'il est question...
- "Achèvent", la rime pour l'œil, comme précédemment, demanderait le singulier, lequel ne modifie en rien le sens : "toute ombre s'achève,"

Voilà, ton sonnet, certes désormais irrégulier, n'en est pas moins valable et obéi, à moins que quelque chose m'ait échappé, à l'intégralité des contraintes de la versification, et tu sais quoi ? - c'est vachement bon !
Mais ce que j'ai écrit n'est qu'un exemple de ce qu'on peut faire, le texte t'appartient et de toutes façons, tu vois, il n'y avait pas grand-chose à remanier pour en faire un sonnet conforme, bravo !
(On peut noter que les tercets riment sur deux sons au lieu de trois, mais le sonnet étant irrégulier, pourquoi pas ?)

P.S
Exact, j'ai oublié ça : "Portant ma volonté à redoubler d'efforts,"
Mais l'hiatus est simple à résoudre, il suffit d'inverser :
"Portant à redoubler ma volonté d'efforts,"
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Sylvain2023

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Emotion sans diérèse non conforme ok
Portant/ porté ok
Volonté_à ok ( sincèrement comment ai-je pu le refaire celui-là ?)

Répartition des rimes dans le sixain ok

J’y retourne. Je vais le corriger.



@Jim, je me suis éloignée du modèle que je souhaitais car c’est trop difficile. Je savais que je devais faire les quatrains sur 2 rimes et je m’y suis penchée, crois-moi, mais cela aboutissait à un poème forcé qui semblait ridicule parce-que je ne voulais pas trop m’éloigner des 2 premiers vers. Je vais corriger le poème et le laisser comme il est mais de temps en temps je travaillerai à essayer de le refaire dans la forme que je voulais au début. C’est un bon exercice après tout.

Merci.
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Jim

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... et tu peux écouter Salus, il débrouille bien le tissage des vers !
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Sylvain2023

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@Salus bonjour,

Mais oui ! C’est ça. Ça a l’air si simple quand on lit les corrections et le poème garde tout son sens initial.
Merci encore.


Je reviendrai demain
Car j'ai la tête comme un chou-fleur
J'ai réfléchi jusqu'à teuteur.

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Salus

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Je t'en prie, c'était avec plaisir ; le Garage reste à ta disposition comme à celle de toutes et tous.
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Gf

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Salus, Jim, Sylvain... quelle gymnastique, comment dire: intellectuelle... je n’oserais pas m’y risquer ! De toute façon, je n’ai pas cette science... mais j’admire ! ’o)
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Salus

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Salut, GF, la bienvenue au Garage !
- Mais pourquoi n'oser pas s'y risquer ?
Justement, on ne risque rien, ici !
(Avec la garantie des "diésélistes littéraires" d'arriver au bout des "réparations" sans dévalorisation, dépréciation ni condescendance, quel que soit le niveau !)
Moi-même ai recouru, souvent et sans honte, à la science des mécanos, pour des raisons orthographiques ou grammaticales, domaine de mes lacunes et de mes points faibles ; ces recours, malgré quelques cafouillages, ont toujours fini par faire éclater la lumière ; merci à toutes et tous !