La poésie sur internet
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Par : Machajol
Suite des haïkus
Sur le sentier de montagne
le soleil se lève
au parfum des pruniers
Basho
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Le monde
est devenu
un cerisier en fleurs
Ryokan
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Sur le front des falaises
les saules reverdis
dessinent des sourcils
Moritake
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La cloche se tait
les fleurs en écho
parfument le soir
Basho
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Jour de printemps
une seule flaque
retient le couchant
Issa
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Sur les brisants
la brise bleue
disperse la lune
Ryokan
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D'un sourire
le Bouddha montre
un moucheron qui pète
Issa
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Le mendiant
il porte le ciel et la terre
pour habit d'été
Kitaku
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Sous la foudre
un bruit de rosée
coule dans les bambous
Buson
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Posté à 12h05 le 05 janv. 26
Édité à 19h42 le 09 mars 26 par Machajol
Et le mien !
Sous la lune claire
s'envole vers les nuées
sanglier péteur
Masha
Je chercherai la référence du livre des haïkus d'hier.
Merci pour vos lectures.
Posté à 12h09 le 05 janv. 26
A l'encre rouge
Le CRS écrit des vers
Dos appuyé contre un bel arbre
Dessous le haut feuillage vert
Vole plume vers le col glabre
Du lieutenant d'infanterie
Qui ne rit pas, sur le pavé
Les dents serrées, armes aux poings
Dans la foule comme une houle
Le jeune rêve, les yeux ouverts
Vers les nuées, vers le ciel bleu
Il est ailleurs, il siffle un air
Monde meilleur où vit heureux
Le simple peuple en harmonie
Avec la nuit bien loin du bruit
Loin des désordres de la horde
Haines vives, de la discorde
Une sirène, un camion passe
Face contre terre, un tir :"pan"
Il trépasse comme une masse
Sa plume vole, un cri:"han"
Et c'est fini, le vers se meurt
Tache la page , une encre rouge
S'écoule alors mais c'est son sang
Posté à 21h05 le 07 févr. 26
"Tant qu'il y aura une aurore qui annonce le jour, une fleur qui embaume l'air, un visage qui nous émeut, une main qui esquisse un geste de tendresse, nous nous attarderons sur cette Terre si souvent dévastée." (F. Cheng) ❤
Posté à 02h33 le 08 mars 26
Bonjour Macha,
Je relisais au dessus et :
"Le mandiant
il porte le ciel et la terre
pour habit d'été"
Kitaku
Le mandiant ou le mendiant ? Je demande car peut-être le mot existe et je ne le connais pas .
Posté à 10h46 le 08 mars 26
Oups ! c'est bien sûr "mendiant", celui qui mendie, et non celui qui mande, le "mandant" (qui pourrait être un "mandeur", qui n'est pas un "menteur", etc.). Bref, le mandant est un mandeur en acte, tout comme le mendiant est un mendieur en acte aussi. Bref, je brode un peu, parole d'un brodeur qui n'est pas un brodant actif.
Posté à 00h35 le 09 mars 26
Le cachalot voit rouge
Il en a plein le dos
Petit poisson qui bouge
Frétille sous sa peau
Partir en volupté
Sur la voile lactée
Rencontrer les étoiles
La mer est polluée
Plastic à volonté
Il s'étouffe en fumée
Petit poisson voit rouge
Cachalot est parti
Et puis plus rien ne bouge
La chanson est finie
Posté à 23h09 le 09 mars 26
Tes yeux
Dans le déroulement de l'azur infini
Comme un rideau si bleu s''agitent tes grands yeux
Sous un front ombrageux, passage des nuages
Quelques gouttes de pluie, au loin, une éclaircie
Et l'arc en ciel sourit comme présage heureux
Le bleu, si lumineux de tes yeux radieux
Regarde innocemment, l'azur infiniment
Posté à 13h20 le 18 mars 26
Elle porte les traces du passé
Dans son regard parfois se penche
Une ombre grise , un voile vert
Et l'insoumise rejoint alors
Les vents du large là sur la plage
Elle rêve que la barge l'emporte
Dans un pays aux oliviers
Si parfumés , aux douces dattes
Aux jasmins blancs offrant pétales
Dans l'air du soir sous la tonnelle
D'une maison aux volets bleus
Rires d'enfants enfin joyeux
Cachez donc cette misère
Ce crève cœur toujours austère
Que reviennent les jours paisibles
D'une paix souvent oubliée
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La terre est sèche
La terre est vide
Dans les yeux froids
De ce soldat
On voit l'effroi
Et puis parfois
Une étincelle
Un coin de ciel
Là, sans fumée
Sans feux tirés
Un peu de paix
Dans la cité
Un ciel bien bleu
Et sans nuage
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Dans mon jardin
J'ai planté une graine
Dans mon jardin du souvenir
Afin qu'elle croisse
Pour l'avenir
Contre la haine
Un arbre vert
Un arbre à fleurs
Mille couleurs
Mille senteurs
Parfumant l'air
De ce printemps
Du souvenir
Posté à 16h05 le 29 mars 26
"Cette forteresse épanchant la liberté par toutes ses poternes, cette fourche de vapeur qui tient dans l'air un corps d'une envergure prométhéenne que la foudre illumine et évite, c'est le poème, aux caprices exorbitants, qui dans l'instant nous obtient puis s'efface."
René Char
Posté à 18h45 le 01 avril 26
Merci Salus de ton passage ici !
Posté à 23h49 le 01 avril 26
Dans le parc japonais
Les deux kimonos dansent
Sous les ombrelles bleues
De doux balbutiements
Accompagnent le chant
De l'oiseau sur la branche
Au loin , une cascade
Comme une longue aubade
Rythme, de son eau claire
Les pas des deux geishas
Posté à 23h57 le 01 avril 26
Une soyeuse danse japonaise qui me remet en mémoire :
Lorsqu’elle servait à genoux
le thé à des Nippons très dignes
courbant la nacre de son cou
avec une grâce de cygne
elle avait un sourire aïku
et l’œil d’une douceur féline
La porcelaine de ses joues
s’illuminait de cornaline
quand sur la soie de ses genoux
vibrant d’impatience assassine
les verges souples du bambou
brûlaient de caresser l’échine
de ces grands maîtres du aïku
louant leur muse libertine.

Posté à 11h09 le 02 avril 26
Merci Arielle !
Posté à 12h42 le 04 avril 26
Une bougie s'éteint
Une autre se rallume
Quelquefois dans la main
La lumière s'allume
Posté à 13h45 le 08 avril 26
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