La poésie sur internet
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Par : Machajol
Pour petits et grands
L'escargot
Dans sa coquille
L'escargot dort
Toc-toc la pluie
Frappe à la porte
Puis un oeil sort de la coque
Puis un autre
Antennes fines
Cherchent trésor
Un'goutte d'eau
Toilette faite
Notre escargot
Est à la fête
Il s'ébat près de la mare
Sur sa feuille de salade
Posté à 15h57 le 17 mars 25
Elle est craquante cette cagouille sur sa feuille de salade!
Posté à 18h45 le 17 mars 25
Merci Jim !
La feuille de salade craqua sous la dent !
Posté à 14h50 le 18 mars 25
Le centenaire
Tass'de café nectar précieux
Le centenaire boit déguste
Oeil malicieux levant son buste
Il est radieux, curieux il va
De bon matin d'un très bon pas
Chercher pitance chez Garance
Dans la cité, la librairie
Sur le parvis du beau Paris
Et presqu'il danse, il est en transe
A l'approche du livre pieu
Le centenaire, il vole au cieux...
Posté à 13h12 le 15 avril 25
Les deux silhouettes
Dans la ruelle grège
Aux murs si hauts et gris
Des fenêtres fermées,
Ne passent plus l'espace
Aucun coin de ciel bleu
Deux longues silhouettes
Rôdent sur le trottoir
Ternes, silencieuses
Elles frôlent ainsi
Les ruelles sournoises
Aux murs si gris, sans air
Comme des ombres noires
Elles glissent le soir
Blafardes, elles passent
Plus rien ne les tracasse
Survivantes sans âge
Il la tient par l'épaule
Et se penche vers elle
Son amour est intact
Son baiser plein de tact
Ils continuent ainsi
Ce périple du soir
La nuit s'installe alors
Claquement d'une porte
Ils sont rentrés chez eux
Dans la ruelle grise
Aux murs si hauts sans air
Sans un coin de ciel bleu
Seul un papier froissé
S'envole au caniveau
Posté à 11h12 le 17 avril 25
Le vieil arbre
Près du château hanté
Sous la brume enfumée
Un vieil arbre pleurait
Fines gouttes de pluie
Dans le creux de la nuit
Le ruisseau se gonflait
Et le lac émeraude
Se brodait aux aurores
D'une langue d'eau fraiche
Miroitant sous le ciel
D'un pâle soleil grège
On entend les "hou-hou"
Du hibou casse cou
Sautant de branche en branche
Mais lui, il croit qu'il joue
Roulant en avalanche
La belle chouette effraie
Se moque un peu de lui
Et dans le matin frais
Se disent "bonne nuit"
Le vieil arbre sourit
Un peu trop amaigri
La source coule encore
Dans le creux de son lit
Lui, finit de souffrir
Tranquille il peut partir
Vers les étoiles d'or
Posté à 21h46 le 17 avril 25
Dans un ciel de feu , de guerre
L'enfant touche l'univers
Deux oiseaux porteurs de paix
Semblent crever l'atmosphère
Volonté transfigurée
L'enfant vole salutaire
Eclatent alors obus
Point s'en faire est un abus
Le monde explose et tant pis
La loi divine est ainsi
L'homme crache la misère
Point de paix sur cette terre
Le paradis est ailleurs
Des enfants libres de coeurs
Posté à 09h25 le 26 avril 25
Je partage avec toi, Machajol, cette vision cruelle du monde d'aujourd'hui :
Là bas, là bas au cœur du noir
battent leurs vies qui d’heure en heure
s’accrochent aux moindres lueurs
Ils cherchent vainement le signe
qui pourrait déplacer les lignes
rendre aux ténèbres leur torpeur
Ils vont tâtonnant dans le noir
et suivent le long d’un trottoir
l’espoir d’un soupçon de clarté
Mais la nuit sournoise est cruelle
et criblant d’éclairs ses ruelles
crache la mort sur les pavés
Posté à 11h26 le 26 avril 25
Merci pour ce beau partage, Arielle !
Posté à 18h19 le 26 avril 25
Fleur d’exil
Il neige des pétales
au pied des cerisiers
La pelouse étoilée de l’or des pissenlits
et la douceur de l’air enivrent les oiseaux
Cette paix brodée de candeur
n’étouffera jamais l’horreur
qui brûle au cœur de l’exilée
rongée de souvenirs en deuil
Derrière un écran de fumée
fleurissent aux champs de ses ruines
labourés de grêle assassine
les fantômes de son passé
et cette saison qui s’obstine
à conter fleurette aux jardins
ensemence son cœur d’épines
et la murent dans son chagrin
Arielle
Posté à 13h55 le 28 avril 25
Fleur d'exil quel beau titre..
Tres sensible poème, tres beau tres senti, bravo
Posté à 20h25 le 28 avril 25
L'encre de Chine
L'arbre se tord, imputrescent
Ocre, la peinture jaillit
Ici sous les coups du pinceau
Du maître d'art, encres de Chine
Forts sont les traits, graves et noirs
Se tordent les branches de l'if
Intensité sur cette toile
La déchirure vers le ciel
Lutte absolue comme souffrance
Comme une danse intense en transe
L'arbre se tord, ficelles d'or
La toile vit, la toile vibre
Macha
Posté à 04h53 le 07 mai 25
La recherche sur les sonorités me paraît intéressante.
Posté à 07h50 le 07 mai 25
Merci de ta lecture, Tontonjacques!
Posté à 15h50 le 10 mai 25
Il y a des choses intéressantes dans ce thread, même si personnellement je me méfie des "définitions" de la poésie... émises par des poètes.
Histoire de casser un peu l'ambiance, voici une "définition" produite par Jakobson, qui n'était pas poète :
"« La poéticité » se manifeste en ceci, que le mot est ressenti comme mot et non comme simple substitut de l'objet nommé ni comme explosion d'émotion ; en ceci, que les mots et leur syntaxe, leur signification, leur forme interne et externe ne sont pas des indices différents de la réalité, mais possèdent leur propre poids et leur propre valeur ».
Ça, ce n'est pas spécialement poétique comme définition, mais ce n'est pas complètement idiot non plus, à mon avis.
Posté à 16h12 le 10 mai 25
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