Fleur d’exil
Il neige des pétales
au pied des cerisiers
La pelouse étoilée de l’or des pissenlits
et la douceur de l’air enivrent les oiseaux
Cette paix brodée de candeur
n’étouffera jamais l’horreur
qui brûle au cœur de l’exilée
rongée de souvenirs en deuil
Derrière un écran de fumée
fleurissent aux champs de ses ruines
labourés de grêle assassine
les fantômes de son passé
et cette saison qui s’obstine
à conter fleurette aux jardins
ensemence son cœur d’épines
et la murent dans son chagrin
Arielle