Nocturne au jardin d ‘été
Ocelles de lumière
Et tatouages d’ombres
Sur la peau de la nuit.
La vigne étreint le lierre
S’étire en la pénombre
D’où la chaleur s’enfuit.
Saignent sur les charmilles
Le géranium, la rose
En pétale incarnat ;
Et tintent les manilles
Du voilier qui repose
Au pied de son grand mât.
Le serein goute à goutte
Dépose au chèvrefeuille
Sa parure argentée.
Dans l’écrin de sa voute
La lune se recueille
En lit de voie lactée
Anita
Juillet 2010