Moi qui ai longtemps pensé que la vie était trop courte , je rêvais tant d'éternité et voilà qu'en une fraction de douleur, je n'aspire plus qu'à la fin, ne me nourrit plus que de regrets, de culpabilité et de rendez-vous manqué...
J'ai supporté beaucoup de joies et d'amour, me suis enivré aveuglement de tourments et de peines, me suis perdu mais toujours retrouvé. Enfant naïf je suis resté, recommençant avec foi...chaque fois !
Accusé levez-vous!
Tu vocifères soudain et jure par tous tes dieux instruits que je te méprise et t'oblitère, que je t'oublie...
Pourtant, sans coup férir, chaque jour quand tu doutes, chaque nuit quand tu rêves, chaque mal que tu vis, chaque bonheur que tu entrevois, je suis là à te rendre ce que le monde t'enlève, à t'offrir ce que tu n’espères plus, à te porter jusqu'à m'oublier...
Tu penses souvent que j'appartiens au moyen acabit, non, tu me le dis! Je revendique ce « milieu » que tu abhorres, celui qui est moi, et qui te sert malgré toi. Mais en cet instant, tu ne le vois plus, pire tu l'oublies, le renie ...
Alors, j'ai mal et du fond du placard à carence, je sors cette bouteille de gin que j'enfourne
à gros goulot, à gros sanglots.
Ce mal d'amour, je te le prends aussi, ainsi...
Je t'aime, même si souvent tes yeux ne le voient pas...
Pardonnes-moi!