La vieille saison
Epuisée
Se retire.
Le ciel s'allège
Le règne des arbres commence.
Déployant leur ombre criblée de soleil
Sur l'herbe qui se dresse, fragile,
Ils relient la terre parée d'étincelles
Au bleu pâle des nuages.
Bientôt immenses
Effleurant les oiseaux
Désireux d'oublier un trop long sommeil
Ils bruiront au moindre souffle de vent
Et balanceront doucement
Leur feuillage émeraude.