Humer le temps qui passe
Harcelant les heures
Qui de ses secondes
Sans pitié labourent
Mes rêves et mes nuits
Le vent souffle tempête
Sur mon esprit engourdi
Une chape de misère
Recouvre l’aurore
Plus de lumière
Juste la peur
L’océan s’est tu
Les mouettes ne rient plus
Et l’écume est sale
Si sale…
La coque d’une barque
Jetée sur la grève
S’entrebâille
Le flanc percé
Elle git
Tout simplement
Et m’invite
A son dernier repos
Il fait froid
Si froid…
Je meure enfin
Et me libère
J’embrasse le monde
Ici et là
Partout
Tout le temps
Je suis le monde
Et j’aime ça
Plus envie de revenir
Rester, rester, rester…
Mais corde claque
Ecartèle aspire
Et me rappelle
Larmes et souffrance
Me rejoignent
Et me lapident
Vivant je suis soudain
Hurlant en silence
Ma souffrance
Mon destin
Fatale résurrection
Du corps
Sans l’âme
Qui réclame
Qui pleure
Et…oublie