Orion

Par : Inconnu
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Scintillante d’une myriade de diamants bruts posés sur le tapis noir de sa robe, la voûte céleste ce soir-là inondait le regard neuf de notre adolescence.

Nous étions l’un contre l’autre, la main dans la main, allongés sur la plage, les yeux dans les étoiles, notre tendre solitude accompagnée du chant calme des vagues.

Dans la nuit qui avançait, la plage déserte s’étendait autour de nous, tiède encore du soleil généreux de cette belle journée du mois d’août, et le sable, en une couche souple et rassurante, irradiait d’une douce chaleur qui nous réchauffait le dos.

Nous regardions Déneb, Altaïr et Véga, les Pléiades, et la magnificence de la Voie Lactée, qui, comme un arc gigantesque posé d’un bout à l’autre de l’horizon, semblait sur le point de lancer une immense flèche de lumière dans l’espace.

Tu m’écoutais, attentive, captivée comme moi par cette promenade cosmique qui nous emportait dans les profondeurs abyssales du ciel.
Je souriais aux petits sursauts émerveillés que tu avais lorsque passaient des étoiles filantes, et sentais ta main serrer la mienne à chacune de leurs courtes apparitions.

Nous oubliâmes ce soir-là les contraintes terrestres et les turpitudes microscopiques de notre planète. Nos yeux grands-ouverts étincelaient de la lumière céleste que nous envoyaient ces soleils lointains.

Nous parlions alors de cortèges de planètes tournant autour de noyaux-étoiles, comme le feraient les électrons d’atomes géants, du tourbillon des galaxies, des amas galactiques et des années-lumières.
Nous pensions qu’il y avait peut-être, en ces instants, sur une planète lointaine, une plage avec un couple comme le nôtre allongé sur le sable, un soir d’été. Peut-être qu’au sein de quelque nébuleuse, dans une incommensurable fournaise, naissait un enfant soleil, qui, comme le phénix, renaissait de ses cendres et dispersait déjà autour de lui la chaleur de son brasier tout neuf.

Et nous parlions ainsi du ciel et de la terre, du chaos orchestré de l’univers, nous promettant, un jour, de nous retrouver quelque part dans cette immensité, assis sur l’encolure d’un cheval d’ombres et de lumières, nous disant que ce jour-là, jamais rien ne pourrait plus nous séparer.
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Un bel écrit.
Tout à fait ça.