L'entaille de la rue traverse la ville
Les étages empilés des maisons riveraines
Font la nuit dans le jour et les jours sans le ciel
Au trente-huit une bougie meurt et fume
Elle a veillé Marthe à son fauteuil
Jusqu'à la fin du sourire
Bientôt sa lueur ne vacillera plus
La porte est close
Les voisins occupés
Marthe n'aura plus froid
Dans la ville entaillée.