Matin d’hiver sur le causse.
Il faut croire à la lumière
D’un matin d’hiver sur le causse,
Lorsque s’estompe la nuit,
Et que se dévoile le gris.
Des gouttes d’eau, telles de petites perles,
Restent suspendues aux fines tiges
Où des fleurs jaunes restent comme figées.
Sans impatience, le vieux cerisier
Attend le printemps.
Les coups de fusils des chasseurs se sont tus
Jusqu’au prochain dimanche.
Le silence a repris sa place,
Un lapin, craintif se montre de nouveau.
La mousse humide des murets forment
Des figures humaines ou animales
Ici la tête d’un ours,
Là une tête de sorcier
Bienveillant et triste.