Seule devant la cheminée
Alanguie devant la cheminée.
Blottie, nue, dans la tiédeur d'un châle.
Sa chevelure éparse, étalée,
La coiffe ,l auréole d'or pale.
Ces frissons, qu’elle a devant l'âtre,
Quand l’amant viendra, seront semblables.
Se dessinent en ombre folâtre
Son corps charmant aux courbes aimables.
Les rougeoiements de chaleur feutrée,
Se meuvent sur des reins de soie fauve
Et la moiteur à la peau ambrée,
Est un abandon à la nuit mauve.
Au creux des seins scintille une pierre
Comme enchâssée en tendre vallée.
Rubis aux facettes de lumière,
Goutte de sang ponctuant la beauté.
Dans son regard il danse des flammes.
Et aussi les démons de l’absence.
L’attente qui vous prend corps et âmes,
Et vous serre en l’antre du silence..
Anita
Janv 2012