Dans le trop bref printemps où tout amour s'abîme
Le soleil a décru...
Au doux charme assassin le cœur paye la dîme
Du chatoiement écru
Dont l'illusion huila de l'espoir les rouages
Et poussa nos vaisseaux
Jusqu'à la basse mer naviguée en ces âges
Qui nous firent vassaux
D'un Cupidon volage et des fleurs d’améthyste
Eclos du souvenir
Que le bonheur enfui fera pour jamais triste
Et qu'on voudrait bénir !
Nous retournant ainsi, mal changés en statue
Nous goûterons le sel
De cet impôt – gabelle – où c'est l'avoir qui tue,
Où le mieux tourne en fiel...
Dans l'amour comme dans la mort, il faut l'obole ;
L'Eros est plus charmant que ne l'est le Charon.
Et si l'on veut rester là-haut, sur l'acropole,
Montons à cru Pégase et ça, sans éperon.
Pourtant la douceur fade et le spleen sont un pôle
De notre humanité hérissée en chardon
A qui je verse (en place d'or), une babiole,
Comme un fruit trop mûr, mais ! mis sur un napperon...
Parcourir le chemin qui nous mène au perron
De cette arche idéale est long mais j'extrapole
Et cours Anaximandre en son bel apeiron
Défini tant par l'aléa que l'hyperbole.
Ces concepts ont mené, peut-être, au cyclotron ?
(Moi je cherche à remettre en route mon hydraule
Qui coince l'ut dans les aigus, et puis, c'est drôle...
Ce flottement, cette douleur cyclique...au tronc...)
La mélodie -enfer- que forge le féron
Claque et clique et, c'est sûr, son accent caracole
Et le pêcheur l'entend, sous le vol du héron,
Dès qu'il fend l'air de son espoir et de sa gaule.
Il te faut la montagne, et mon truc, c'est la Baule !
(Je frôle l'avécé, l'accident de chetron,
Avecque le bagout bouillant dans ton chaudron !)
...Mais je m'égare, et je digresse, et rien ne colle !
Well. Avant ton décès, une ultime parole :
Ca m'est plaisir, avec toi, de jouer au Néron
D'enflammer la cité tel un sioux, un huron
Qui frôle l'ineptie et qui nage et qui crawle.
Je me meurs ! prête-moi ta secourable épaule,
Et de notre amitié si tue, ah ! Tacite, on
Ecrira ce grand règne où, buvant de la gnôle,
Nous piégeâmes le son tout en pêchant le ton !
Ah si l'art est au kif et si l'heure est au don,
Entends mon vers qui, là, s'amuse sur la tôle
D'un poulailler, quand l'œuf est sorti de sa geôle
Et qu'il hésite à sourire à l 'Armageddon.
Je te sais de la quarte un peu l'Agamemnon
Et, drapé dans tes vers comme au vair d'une étole,
Suivi par ton étoile, on dirait d'un roi, non ?
- César carnavalesque, un roi de farandole !
La valse, le foxtrot ou même un rigodon,
La poésie est englobante et c'est l'école
De tous les arts ; quand bien même il serait coton
De sentir, par le vers, le corps d'une cagole.