(La souffrance comme creuset, presque une alchimie noire dont le poème tire son or.)
Ô Douleur, sombre sœur des nocturnes désirs,
Tu tournes dans nos cœurs ton antique pressoir ;
Du plus âpre malheur, tu fais couler l’espoir,
Et nourris de tes pleurs les plus rares plaisirs.
Le vulgaire s’endort dans ses tièdes loisirs,
Mais le Poète apprend ton douloureux savoir ;
Il descend avec toi dans un gouffre très noir,
Pour y cueillir la fleur des éternels soupirs.
Car l’Art n’est point l’enfant des tranquilles saisons,
Il naît lorsque le sort brise l’illusion
Et que le vers boit le fiel amer des hivers.
Ainsi ton âpre main, forgeant notre destin,
Tire un rayon sacré de l’ombre du matin,
Et change en diamant la cendre de nos chairs.
Note : deuxième de cinq poèmes composés par l’IA sur le thème Souffrance et Poésie, assistée par Xuyozi pour redresser deux alexandrins dans chaque poème, redonner le bon genre à une rime dans le troisième et changer quelques mots ici ou là que j’ai jugés plus poétiques. Peut-être sentons-nous ici un souffle baudelairien.
Posté à 23h59 le 15 juin 26
Édité à 00h02 le 16 juin 26 par Xuyozi