EST-CE AINSI QUE LES HOMMES VIVENT ?
Sont ils tous devenus aveugles
Les combattants belligérants
Au pays où règne la haine
Il y eut autrefois un champ
De fleurs jaunes au coeur soleil
Tombées du ciel comme du miel
Elles s'appelaient tournesols
Fa, mi, ré, do ; do, si , la, sol
S'élevait alors la musique
Les hommes fredonnaient en choeur
Ils vivaient bien en harmonie
En été, le ciel était bleu
Les enfants couraient dans les champs
Leur rire éclaboussait de joie
Les ruelles dans les villages
Hélas, maintenant le carnage
Sévit dans ces villes blessées
Une plaie ouverte a saigné
Les murs par millier se lézardent
Brulent comme des feux de paille
La ville de noire fumée
Se vêt pour son deuil tant funèbre
Le feu du ciel crache ces flammes
Bombes fusent dans ce vacarme
Assourdissant ; l'alerte vite
Sirènes sonnent, couvre-feu
Non ce n'est pas un jeu d'enfant
Ames perdues des hommes planent
Au-dessus des gravats fumants
Elles errent apeurées vers
Les cieux où Lucifer depuis
Les enfers, les bras grands ouverts
Les attend dans son rire franc
Les enfermer dans un tourment
Incessant et ces pauvres âmes
Errantes, massacrées sur terre
Ne trouveront point de repos
Car enlevées, fauchées trop tôt
Elles hanteront le couloir
La mort jusqu'à la fin des temps