Le bel Adonis est sacrifié
Amis ! Entendez le chant endeuillé
De la Vénus, à ses pieds, agenouillée.
La déesse ne peut croire, si vite, être,
Par le séduisant mortel, abandonnée
Les clairons champêtres n'ont pas encore sonné...
Le cadavre sur son lit, de roses, abondé,
Est chatouillé par les caresses
Du soleil inondé.
Menacé par la vengeresse vesprée,
Venue chercher le défunt prématuré,
Il respire les derniers parfums de l'été
Vénus ! Tu peux partir l'esprit léger
Le bel-homme, au corps ensanglanté,
Demeurera, dans sa robe de fleur, éveillé !
Amis ! Regardez les larmes germer
Gracieusement sur la sépulture d'Adonis.
Adonis vivra parmi les roses !
Adonis vivra parmi les lys !
La divine veillera jusqu'au prochain solstice...
Pleurant de son sein l'amour novice.
Posté à 18h56 le 25 janv. 26