L’opportuniste
Fana de fruits, de pulpes et de chair,
Toujours avide, et propice aux luxures,
Dans les paddocks où tu villégiatures,
Au mol allant de quelque rocking-chair,
Comme aux doux bras beaux et blancs des conquêtes,
Ou sous le fouet, tel que Masoch Sacher,
Tu goûtes, choix des affres, le plus cher,
Le franc cynisme amoureux que tu guettes !
Tendresse armée, antique Deringer,
Tu fuis le pré trop plat des habitudes
Et préférant tes furieuses études,
En tout truqué, tel qu’un dessein d’Escher,
Toi, poudre aux yeux de tes belles victimes,
Tu vas, suivi sans fin d’une « mujer »
- blanche oie énamourée et son jars fier -
… Ou forte fée, alse aux pouvoirs intimes,
Ou cendrillon, dont le pied, sous le vair,
Sera choyé - seul - et toutes, niées,
Finiront par te haïr, ennuyées !
- Pour toi, boudé, commencera l’hiver.
Posté à 22h17 le 05 janv. 26