Gamme
Nul ne me sait ni ne me lit,
Il n'est pas mon nom dans la presse,
Prince ! Je n'ai ni feu ni lit,
Et tout autant qu'il me paraisse
Peu d'espérance en ces futurs
Où le temps va, qui tout arrange,
Démon, des maux et des fadeurs
Aplanissant l'envie orange...
Je vais dans l'or qu'est d'être seul,
Et sous des cieux de bas étages,
Poursuivant Nietzsche, Rimbaud, Hegel,
Je ménage pauses et plages,
Au discours, pour que le lecteur,
Sur une musique aérée,
Puisse suivre comme une sœur,
Du réa, bastaque gréée,
La poulie, au palan mental
Dont on soulève les idées
En des fragrances de santal
D'Orientales héritées !
Ainsi donc, laissez-vous bercer
Par le poème impréhensible
Qui fera de vous le berger
De sa philosophie. Au crible
De la rime, en ses sens doublés
De syncopes allitérées,
La symphonie où chantent les
Notes des langues éthérées
Posté à 18h52 le 12 déc. 25