Je suis petit, mais franc maçon
Qui battit l’heur à sa façon,
En vers, sans fard, pour des chansons
Qui font dormir les nourrissons,
Mais ricaner l’écrivasson
Qui me trouve trop polisson.
Que dire alors des vieux bassons
Qui font, exprès, plein de faux sons
En se traînant en mollasson
Sur le poil dur du paillasson
Voulant chanter à l’unisson,
N’étant hélas que limaçon.
Mais vous, gens bons, sans abat-sons,
Qui demeurez gentils garçons
Remettez donc un caleçon
Sans réclamer votre rançon
Pour avoir eu de grands frissons
En chevauchant vos canassons.
Mais si jamais, à Brégançon
On vous salue en bécasson
Faites plutôt les Robinsons
En exposant vos écussons.
Alors mordant à l’hameçon
Se ferrera le gros poisson.
Posté à 10h08 le 30 nov. 25