Semeur désœuvré, les ronces l’assaillent
Chaque épine comme une épreuve il vit
Alors il imagine le zen des bonsaïs
Puis, une plume, des mots, sa poésie.
Spleen désabusé coule en mélancolie
Quand l’homme se perd entre les racines
Perdu dans le temps qui fuit
Le monde, lui, était sa toxine.
Quand les murmures du corbeau résonnent
En rire moqueur contre sa poitrine
Glacé, il lutte, il frissonne
Mais jamais, ô grand jamais, il se résigne.
Puis, les maux qui s’esquissent en pensée
Lorsque le monde hurle en vacarme
Comment se concentrer ?
L’encre coule, et avec lui ses larmes.
Alors la plume se brise en silence
La ronce de lui se retire
Le semeur dans sa douloureuse patience
Fini par s’en repentir
Posté à 12h48 le 28 nov. 25