Aujourd'hui on est prude, on ne peut plus conter
Comment, lors du printemps, la charmante lapine,
Au plus haut du sommet, aimerait bien monter,
Lorsque son jouvencel la grignote et lutine.
Que sa moustache est belle, à mon sire lapin !
Elle a vu combien grande et haute est son oreille !
De plus, on dit de lui qu'il est gai turlupin,
Que la puissance de sa patte est sans pareille.
Non, je ne dirai rien de bouche ni de fraise !
Non, j'ignorerai tout du fleuve et de ta braise !
Je suis ce grand moulin aux ailes déchirées
Dans ce désert brûlant ignoré de tout vent...
De vivre en salle blanche est des plus décevant,
Se peut-il que folies ne soient plus désirées ?
Mais je garde pour moi, afin que la baie luise
Sous l’œil aigu de blanche Lune, un chaud et rond
Qui mène bel oiseau, tout comme le héron,
Se poser sur la branche où l'inamour s'épuise.
Ah les censeurs ! Ah ces jeunots ! Ces déniaisés
Qui devraient plus... plutôt qu'en chambre moins biaiser !
©JIM
Posté à 04h49 le 08 nov. 25
Édité à 15h26 le 09 nov. 25 par Jim