Hélas, le mal que j’ai, vous ne saurez l’éteindre
Car gardant le silence vous me semblez cloîtrée.
Ma Mie ! Écoutez-moi ! Ma voix presque empêtrée
S’applique cependant sans pouvoir vous atteindre.
Faut-il qu’auprès de vous je me résigne à feindre,
A demeurer distant et d’allure feutrée ?
Vous restez, à mon goût, trop longtemps calfeutrée
Ce qui fait mon cafard et me pousse à m’en plaindre.
Je voudrais vous mener plus loin que l’horizon
Où les cœurs hésitants délaissent la raison.
Brûler de ce doux feu peut conduire à l’ivresse.
Plus tard quand le vieil âge aura fait son effet
Nous parlerons du temps où Diane chasseresse
De son frère Apollon admirait le buffet.
Posté à 22h53 le 05 nov. 25
Édité à 22h54 le 05 nov. 25 par Tonindulot