Ah, j'ai au moins, grâce à Copilot, une explication précise quand au décompte des syllabes dans la première séquence (Ganjitsu ya, qui apparemment n'en compte que 4). Copilot me rappelle, étourdi que je suis, qu'en japonais on compte les mores, et non les syllabes, et que :
"Mais attention : ん (n) est une mora à part entière !"
Bon sang mais c'est bien sûr, j'avais oublié ce détail. Donc tout colle. Pour le sens, il me précise que :
"Ce haïku de Matsuo Bashô joue sur le contraste entre deux moments de l’année :
- Le Nouvel An, généralement associé à la fête, au renouveau, à la joie.
- Les soirées d’automne, souvent empreintes de solitude, de calme et de contemplation.
Bashô exprime ici une nostalgie paradoxale : au moment même où l’on célèbre le début d’une nouvelle année, il se surprend à regretter la mélancolie douce des fins d’automne. Ce retournement d’émotion est typique de l’esthétique japonaise du wabi-sabi, qui valorise la beauté dans l’impermanence et la simplicité."
Et le wabi-sabi, contrairement à ce que vous pourriez penser, n'est pas une moutarde forte. (Il y a un article à ce sujet sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wabi-sabi)