Science fiction
(à F. Herbert pour "Dune")
Au-delà de la lumière
Remontant le cours du temps
Dans la dimension première
Ouverte aux cosmiques vents,
Déstructurant la matière
Par de froids calculs savants,
Le vaisseau-mère accélère
Reléguant au rang suivant
Constellations, nébuleuses,
Univers, gouffres, parsecs...
Les étraves sinueuse
Surmontant les rostres grecs
De la flotte aux nefs fougueuses
Semblant agiter leurs becs,
Flanquent, cohortes furieuses
De futuristes chebeks,
Leur leader ouvrant la route
A travers l'espace-œillard
Que l'art de prescience envoûte
Sans ordinateur standard.
...Là-bas, une nova toute
Jeune explose, entre au buvard
De gaz qui saigne et se floute
En parant sa mort de fard...
Dans les abîmes des siècles,
Par les steppes du néant ,
Cette grande armada d'aigles
Sillonne le ciel géant,
Exempte de toutes règles
Mesurant le trou béant
Brillant seulement par quelques
Flux d'étoiles, le créant !
Et sur la toile tendue
Des expansions enflammées,
Grâce à l'épice, entendue
En tant qu'intuitions almées :
Ils vont leur rêve éperdu,
Aérolites chromés
Au fuselage dentu,
De brefs reflets animés...