Aussi facile qu'un bonjour, la poésie
Se laisse aller, dolente, au doux balancement
De la marche, du chant, et à la fantaisie
Qu'il est bon de surprendre en son déhanchement.
Aussi subtile qu'un baiser, la poésie
Est cette bruine qui fraîchit l'élancement,
Tous les matins avant la pluie, et qui saisit
La végétale étreinte en ce commencement.
Elle est, entre souffle et mouvement, cet accord
Qui, du geyser à la novæ, à la baguette
Tient, dans la même danse unis, les moindres corps
Lesquels, sous son vouloir, demeurent dans la fête,
La fête où mélangés sont autant les débuts
Que les fins, celles-ci n'étant pas des rebuts.
©JIM
Posté à 15h06 le 30 sept. 25