Malgré ces pierres sur le chemin,
Je la gravirai la colline,
Cueillant du thym, du romarin
Et même un bouquet d'églantines.
Toutes ces pierres sur le chemin,
Non ce n'est rien, non ce n'est rien.
Malgré ces larmes sur le chemin,
Je m'en irai plus loin encore,
Avec mon bouquet à la main
Pour conjurer le mauvais sort.
Toutes ces larmes sur mes mains,
Je m'en attristerai demain.
Parmi ces larmes, parmi ces pierres,
Je n'aurai plus pour seul bagage
Que la force d'une prière
Jusqu'au bout du pélerinage.
Malgré ces pierres, malgré ces larmes,
Mon coeur a conservé sa flamme :
De poésie !
De Victor Hugo :
Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !