Sous l'obscure clarté qui tombe des étoiles
Les hommes sont tapis, regardant débarquer
Le Sarrasin qui croit n'être pas remarqué
Et descend des bateaux dont faseyent les voiles...
Tous sont silencieux, leurs pieds bandés de toile
Comme ceux des chevaux, les voici sur le quai.
Le croissant sur les casques d'acier noir laqué
Scintille. Leur sourire évoque ceux des squales...
Un cimeterre, ici ou là, lance un éclair.
Ils s'ébranlent sans voir la menace dans l'air
Et d'avance enivrés de rapines cruelles...
Chacun se sent vainqueur, chacun se sent caïd !
C'est alors que soudain, jaillissent des ruelles
Les Croisés en hurlant:«Vamos ! On te suit,
Cid ! »