Beaux amis, vos sonnets pareils aux coquillages
Qu'à basse-mer, on s'en va cueillir sur l'estran,
Mouillés encore, entre les herpes, les cordages
Élimés, bois flottés, et tout déchet courant,
Ont le poli nacré et les dessins sauvages,
Des petits souvenirs ramenés en rentrant
D'exotiques séjours, qu'on sort en soupirant
D'une valise à l'odeur de lointains rivages...
Souvent, ils m'ont surpris par leurs évocations,
Par leur géométrie et les révolutions
De leurs vers inspirés qui comme des volutes
Déroulent dans l'éther quelque méditation,
Un chagrin qui s'efface, un bonheur qui débute,
Un songe en deux fois sept qui tient en deux minutes !