Si leurs sonnets à eux sont vraiment délicieux
Au point de les confondre avec des coquillages,
Les miens sont des homards. A leur propos j'enrage !
Je me bats comme un fou pour faire toujours mieux...
Mais Popol est sur mon chemin, ce fou furieux,
Moquant leur carapace et leur raide langage,
Il préfère San A et moque mon grand âge ;
Dit que j'aurai bientôt pédonculés, les yeux !
Fabriquer des homards, c'est affreux, ça m'épuise !
Sans compter le public, qui me déstabilise :
Un coup l'on m'applaudit, un coup je suis hué !
Ah, j'en suis fatigué ! Je le sens, j'agonise !
C'est la faute aux sonnets ! C'est la faute à la crise !
C'est la faute au destin : le homard m'a tuer !