Dédié à tous ceux qui s'aiment.
On ne fait de sonnets que pour les gens qu'on aime.
La belle qui s'assied, triste, au soleil couchant
A regarder la mer ou qui pense, en marchant,
Au fiancé qui, de loin, lui écrit un poème...
L'ami dont on subit la gueule de carême,
Et qui se montre odieux, d'un humour froid douchant
Nos enthousiasmes, mais, malgré tout, attachant !
Ou tel parent fort empêtré dans un problème...
Moi, j'écris des sonnets pour amuser quelqu'un
Qui sous un air savant cache un esprit taquin.
Quelque fois avec lui, je prends un café-crème.
Subir ses jeux de mots, à la fin, c'est l'enfer !
Je ne le peux quitter pourtant, car il m'est chair.
Vous l'aurez deviné : ce quelqu'un, c'est moi-même.