Bon, mais moi, mon truc, c'est la poésie ; en ce moment, à part stérilement guerroyer avec des mystiques en peau de lapin, je fais dans le cosmo-poème (cosmo pour cosmique), c'est aride, âpre comme l'hydrogène, et c'est plus exigeant qu'une mère juive (le premier qui me traite d'antisémite prend mon poing sur la gueule), je peux pas dire que je sois encore pleinement satisfait du résultat, mais ya de l'idée !
Eccéité
Sphère d'effets, l'Existant, tout tangible,
Complète, en sa parfaite opposition,
Essence intense, œuf d'éclipse, stabile,
Dans cette absence où l'insensé sillon
Expanse sa gravure d'être au vide,
le verso vrai du très vaste univers.
Nul équilibre ! Un dard ! Une rétive
Avancée, axe, et rêves enivrés,
Perforation des notes au silence,
Matière, gaz ! en l'infiniment creux
Dont l'orle s'orne, où s'élance le lisse
Et fluctuant Futur, fatal, furieux !
Le Hasard torve, équivoque et suprême,
Démiurge impalpable, ubique entité
Précipite une alchimie en lui-même,
Vortex créé d'un essor entêté,
Antagoniste, efficient, pur, cosmique,
Où passe la masse immense du Temps,
Pieuvre ivre à travers l'espace conique
Déroulant en de quantiques estrans
Et sous l'influx de géantes marées,
L'élan d'éons tentaculaires, tel
Qu'un clair principe aux trames incréées,
Méta-chorégraphie, art virtuel
Mais puissance ! introduisant au Concret,
Variable, ample, un essor souple et fluide
D'ondes, transportant les feux qu'il conquiert !
Et là-bas, au Néant...
.............Comme un air de flûte.
Ce message a été édité - le 24-06-2024 à 10:51 par Salus