Etape Ste Foix Veauche Andrezieux-Bouthéon
03 septembre 2011
Voilà, je m’y colle!! Depuis le temps, Ann commençait à s’impatienter, et menaçait de sévir…
Donc nous voilà repartis sur les routes, tente pliée, sacs ficelés direction Saint Galmier.
Bon pied, bon œil, nous voici donc à la sortie de Sainte Foy, quand nous apercevons au loin un abri de bus… regards complices, coup d’œil sur les horaires, grande surface juste à coté…les conditions étaient réunies pour venir à bout de notre légendaire courage matinal !
L’affaire était conclue, l’étape se ferait via les transports en commun. La route à emprunter, une départementale très fréquentée, n’était pas de toute façon très agréable à pratiquer.
Ann, partie donc nous réapprovisionner en nourriture et autre produits, revint ½ heure plus tard après une âpre bataille en caisse, où on lui avait subtilisé quelques articles…
Et nous voila à attendre tranquillement le bus de 11h30 …
11h20…sacs sur le dos (pfff ! au moins 5Kg de victuailles en plus)
11h30 …l’œil aux aguets…
11h 35…l’œil impatient…
11h40…l’œil inquiet…
11h45…Ann, ma sœur Ann…
11h50...l’œil désespéré...
12h00…l’œil résigné…Le bus ne viendra plus, comme dans beaucoup de petits villages, la ligne n’étant plus rentable a été supprimée !
Nous voilà donc repartis, avec 5kg de nourriture en plus (han !han ! l’est content le Fernand…)
Route interdite aux vélos…ça commence bien !
On s’en fout, on est à pied nous…
Casse croûte un peu plus loin, histoire d’alléger un peu le sac (bof !)
Re départ, tout à gauche en marcheurs disciplinés
L’enfer sous la godasse…zone non piétonne qu’ils auraient du mettre !
Impossible de marcher plus de 50 m sans devoir se garer le temps de laisser passer les voitures qui défilent, qui défilent…
3,4 ou 5 kms de galère à piétiner des cadavres d’animaux (
http://lespoetes.net/forumvoirtopic.php?t=2149) sur une route vraiment pas cool…quand soudain…Ô miracle !
Une voiture qui ralentit, s’arrête et nous propose de nous emmener jusqu’au village prochain..
L’hésitation fut de très très, mais alors très courte durée, et nous prenons place, épuisés, les sacs casés tant bien que mal dans le tout petit coffre de la toute petite voiture de ces samaritains au grand cœur…
Habitants de Saint-Galmier ils nous proposent même de pousser jusque là.
Proposition que bien sur nous acceptons (décidément aucune volonté aujourd’hui…)
Après une petite visite guidée et commentée de la ville, nos amis nous déposent juste devant la source de Badoit, fermée bien entendu à cette époque de l’année !
Au revoirs chaleureux, échanges d’adresse, de poèmes…et oui seul des poètes, après avoir vu nos dégaines auraient pu s’arrêter…
Voilà, maintenant, la quête de l’eau pour remplir nos gourdes, pas difficile normalement dans une ville d’eau, sauf que…pas une fontaine en fonctionnement !
Le désespoir remontrant son museau, je hèle deux charmantes dames qui nous offrent volontiers le breuvage miraculeux. J’en profite pour demander la direction de la gare.
Surprise, il ne reste qu’une ligne de bus qui devrait nous mener jusqu’à Veauche, étape du jour bien en peine d’être réalisée !
De plus cette ligne n’est même pas certaine vu la rentabilité, etc.etc.
Décidément, les transports, c’est pas le top dans la région…
Pas le choix, il faut avancer, un pas à la foi avec foi (normal on sur le chemin de Compostelle !)
Arrêt de bus, dépôt de sac, envie de gâteaux, magasin. Ça y est, Ann nous remet le couvert , lol !
Retour avec une baguette et du bon vieux crunch…c’est vrai que ça redonne un peu de moral à la troupe !
Finalement le bus arrive, et nous dépose enfin au centre de Veauche. Une course à pied, et un mariage devant une superbe église en brique rouge avec 2 clochers nous retiennent un instant, histoire de finir le chocolat.
Après quelques hésitations, nous décidons de poursuivre un peu pour planter la tente dans un endroit tranquille, Andrézieux-bouthéon
En fait de un peu, ce fut 3 bons kms de marche qui nous amène en fait un peu plus vers la banlieue de Saint Etienne…
1er rond point, 1ère à droite, 1er arbre, Ann jette son sac et impose son sitting de fin d’étape. Pour une fois je suis d’accord, je n’irai pas plus loin non plus !
Ce sera donc sur un terrain vague en plein milieu d’un lotissement que nous plantons notre tente.
Inhospitalier, lugubre, désert, etc. les gens sont terrés derrière les barricades bétonnées de leur belles maisons, et je peine à trouver l’âme charitable qui nous fera l’aumône d’un peu d’eau.
Enfin épuisés, nous décidons de nous reposer 2 jours avant de reprendre la marche.
Un voisin curieux, derrière son grillage vient nous saluer et nous propose de l’eau, je lui tend notre vache à eau de 20 l, qu’il nous remplit gentiment.
2 jours de farniente, qui nous requinquerons autant le physique que le moral !
Demain sera un autre jour…