Un texte d'Isabelle Herbert:
D’où vient qu’au cœur de la ville
Soit mon cœur humain si dense
Parmi les œuvres des hommes
Quand au bois dit solitaire
Lumineux il se diffuse
En interstices de feuilles
Parcelles éparpillées
Dans les trilles ascendants
Les crépitements d’élytres
Pluie de poussières dorées
Ivre des remugles chauds
Sur l’humus noir en gésine
Et là s’aimer si ténu
On n’est pas d’un autre règne
Logé à la belle enseigne
Et là s’aimer presque rien
Dans la vie qui va son chemin sous nos pas
Dans la vie qui vaque et ne m’appartient pas
Isabelle Herbert