Les escaliers
L’expression « descendre en ville »
A la Croix-Rousse est fondée
Car étant sur une colline,
Vous devez prendre les escaliers.
Il en est de pittoresques,
D’énormes, de gigantesques,
D’autres plus élégants,
Vous emmènent au gré du vent.
Aux quatre points cardinaux,
Il vous est possible de rêver,
D’entendre siffler les moineaux,
En descendant les escaliers.
Ils n’ont rien à envier
A ceux de la butte Montmartre,
Chantés dans le monde entier
Connus comme « durs et miséreux »
Ceux de la Croix-Rousse
Sont cachés, c’est beaucoup mieux,
Connus seuls des amoureux,
Des rêveurs à la jolie frimousse.
Au printemps, ils vous emmènent,
Découvrir de nouveaux horizons,
Faire le tour d’un domaine,
Fait d’amour plus que de raison.
Pour moi, le plus familier,
Conduit au Jardin des Plantes.
Là, mes souliers, j’ai usés,
A la montée comme à la descente.
Le plus charmant, c’est ainsi,
Est la rue d’un adorable poète.
Oui, vous avez souri,
C’est celui de la rue Joséphin Soulary.