La nuit si lente s'emplit d'un souffle soudain,
Il enfle et repousse au loin les étoiles
Sur les murs peints de l'espace arrêté
Du temps. Elles scintillent aux yeux des amours accrochées
Par nos mains éplorées, dont les doigts sans cesse
Caressent les visages.
Leurs regards lumineux en autant de points d'or
Eclaboussent l'espace. Et la nuit enrichie
Se referme et s'endort.