Le sifflet
Il arrive quelquefois des aventures,
Qui attirent les ennuis, qui durent.
Il en est ainsi de celle arrivée,
À un sifflet voulant se faire aimer.
Rassurez-vous, ça c’est bien terminé.
Le défaut de sa prononciation,
Etait de siffler en parlant.
C’est insupportable, au niveau du son,
Vous prenez mal à la tête en l’écoutant.
Notre sifflet voulut un jour,
Déclarer, à une clarinette, son amour.
Que voulez-vous il en est ainsi
Des curiosités de la vie.
C’est à un concert classique
Où il était venu silencieux,
Qu’il eu cette vision romantique,
D’un instrument brillant de ses feux.
Dans un élan, il osa s’adresser,
Sans plus attendre, à l‘instrument convoité.
La clarinette contre toute attente
Eprouva une émotion foudroyante.
Ils se fréquentèrent tout l’été.
Lui, le sifflet, sifflait sans cesse.
En silence, l’écoutait la belle argentée,
Sans l’interrompre ni le rabrouer.
Quand vint les mois d’hiver,
La clarinette mélodieuse, aimée,
Entonna un chant pur, léger.
Et le sifflet commença à se taire.
Conquis et sidéré par tant de beauté
Le sifflet décida de s’arrêter de siffler.
Et le bel instrument noir et argent
Plein d‘ardeur, n’interrompait plus son chant.
Quand les beaux jours réapparurent
On entendit dans la ramure
Un curieux concert sifflotant et harmonieux,
Une étrange musique descendue des cieux.
Un concert très très original
Une curieuse composition musicale
La naissance impromptue
D’une musique de chambre inattendue.