Bételgeuse - Poussière d'étoiles
3
Au couchant, sur le paysage
Empreint déjà d’étrangeté,
S’étend, tel un grand pâturage,
Le firmament illimité.
Comme le fou sur sa colline,
Clairvoyant et tout ébaubi,
J’admire la steppe divine
Où paissent d’astrales brebis.
Elles divaguent et fourmillent,
Troupeau subtil qui s’éparpille
Tandis que le berger s’endort.
Bételgeuse est la plus coquette
Et la plus radieuse, alors
Nous dînerons en tête-à-tête.
* * * Haïkus * * *
Pudeur des étoiles
qui toujours s’allument lorsque
on regarde ailleurs
*
Ce fil solitaire
étiré sous les étoiles
me relie au monde
*
Errant dans la nuit
sans lanterne et sans étoiles
et sans gouvernail
*
Goutte acidulée
au coin du carreau bleui
l’étoile du soir
*
Il pleut dans la nuit
mais la lune entre les branches
et quelques étoiles…
*
Nuit terne d’automne
mais bon dieu, que c’est donc triste
un ciel sans étoiles
*
Mon verre à la main
enivré par les étoiles
je trinque au néant
*
Paillettes de glace
éparpillées sur la neige
friselis d’étoiles
*
Les branches du saule
toutes piquetées d’étoiles
pointes palpitantes
*
Adieux sur le seuil
dernier ciel de nuit splendide
hiver en partance
* * *
Remuant la cendre
une infime et fugitive
poussière d’étoiles
*
Cosmos des abeilles
infini d’étoiles bleues
lopin de bourrache
*
Poèmes offerts
laissés sur un coin de table
étoiles éteintes
* * *
Onze heures qui sonnent
la nuit s’est faite plus noire
Vega plus intense
*
Nuit claire d’hiver
lune froide, et la Grande Ourse
debout sur sa queue
*
Lent, géométrique,
le Lion monte à l’assaut
des pentes du ciel
*
Au ciel noir confus
ce petit nuage flou
ce sont les Pléiades
*
Montant dans la nuit
la fumée de cigarette
Andromède attend
* * *
Empreint déjà d’étrangeté,
S’étend, tel un grand pâturage,
Le firmament illimité.
Comme le fou sur sa colline,
Clairvoyant et tout ébaubi,
J’admire la steppe divine
Où paissent d’astrales brebis.
Elles divaguent et fourmillent,
Troupeau subtil qui s’éparpille
Tandis que le berger s’endort.
Bételgeuse est la plus coquette
Et la plus radieuse, alors
Nous dînerons en tête-à-tête.
* * * Haïkus * * *
Pudeur des étoiles
qui toujours s’allument lorsque
on regarde ailleurs
*
Ce fil solitaire
étiré sous les étoiles
me relie au monde
*
Errant dans la nuit
sans lanterne et sans étoiles
et sans gouvernail
*
Goutte acidulée
au coin du carreau bleui
l’étoile du soir
*
Il pleut dans la nuit
mais la lune entre les branches
et quelques étoiles…
*
Nuit terne d’automne
mais bon dieu, que c’est donc triste
un ciel sans étoiles
*
Mon verre à la main
enivré par les étoiles
je trinque au néant
*
Paillettes de glace
éparpillées sur la neige
friselis d’étoiles
*
Les branches du saule
toutes piquetées d’étoiles
pointes palpitantes
*
Adieux sur le seuil
dernier ciel de nuit splendide
hiver en partance
* * *
Remuant la cendre
une infime et fugitive
poussière d’étoiles
*
Cosmos des abeilles
infini d’étoiles bleues
lopin de bourrache
*
Poèmes offerts
laissés sur un coin de table
étoiles éteintes
* * *
Onze heures qui sonnent
la nuit s’est faite plus noire
Vega plus intense
*
Nuit claire d’hiver
lune froide, et la Grande Ourse
debout sur sa queue
*
Lent, géométrique,
le Lion monte à l’assaut
des pentes du ciel
*
Au ciel noir confus
ce petit nuage flou
ce sont les Pléiades
*
Montant dans la nuit
la fumée de cigarette
Andromède attend
* * *
J’ai assorti ce petit sonnet (sur les rimes de La Belle Gueuse, de Tristan l’Hermite) de quelques haïkus, plus ou moins triés, sur le thème des « étoiles ».
Pour la suite, je suis persuadé qu’il y a ici des personnes infiniment mieux qualifiées que moi, puisqu’elles l’affirment haut et fort.
Pour la suite, je suis persuadé qu’il y a ici des personnes infiniment mieux qualifiées que moi, puisqu’elles l’affirment haut et fort.
