La parenthèse enchantée
2
Dans le désert que fut ma vie,
Aux grandes marches, asservie,
Tu a été mon oasis,
Le jardin plus beau qu'un mirage,
Dont est rafraîchissant l'ombrage
Dans les contes du temps jadis.
Du plus loin de l'adolescence,
De la sempiternelle errance,
Je fus le fidèle servant
Sur des territoires hostiles,
De vastes étendues stériles,
Seulement pétries par le vent.
Puis j'ai vu un jour apparaître
Sous les ardeurs du soleil maître
Les promesses de ta beauté
Et pénétrai un autre monde
Fait de sérénité profonde,
De plaisirs et de voluptés.
Sous la frondaison de tes tresses
J'ai connu les longues caresses,
Le grain mordoré de ta peau,
Et goûté aux fruits délectables,
Aux ivresses inimitables
Que tu m'as versé en cadeau.
Ce furent des soirées câlines,
Des nuits de clarté opalines,
De langoureux chuchotements,
Des chapelets de sérénades,
De romantiques promenades
Sous un ciel de scintillements.
Bien que ça m'était incommode,
Je te quittais par épisode
Pour aller faire une razzia,
Il faut gagner sa subsistance,
C'est la règle de l'existence
Et quelquefois dans l'immédiat.
Je parcourais donc le royaume
Du minéral, tel un fantôme,
Aux yeux de tous dissimulé,
Vivant de peu comme un ascète
Qui se concentre sur sa quête
Dans un diocèse dépeuplé.
C'est ainsi que dans cet espace,
Je n'ai plus retrouvé la trace
Qui me ramène jusqu'à toi,
Égaré dans un labyrinthe,
Je tourne en rond et je m'éreinte,
Y gaspillant toute ma foi.
Mon obstination reste vaine,
Rongeant mon frein, souffrant ma peine,
Je ressemble à un mort de faim,
Une hère que rien ne console,
Comme un voyageur sans boussole,
Condamné à errer sans fin.
Aux grandes marches, asservie,
Tu a été mon oasis,
Le jardin plus beau qu'un mirage,
Dont est rafraîchissant l'ombrage
Dans les contes du temps jadis.
Du plus loin de l'adolescence,
De la sempiternelle errance,
Je fus le fidèle servant
Sur des territoires hostiles,
De vastes étendues stériles,
Seulement pétries par le vent.
Puis j'ai vu un jour apparaître
Sous les ardeurs du soleil maître
Les promesses de ta beauté
Et pénétrai un autre monde
Fait de sérénité profonde,
De plaisirs et de voluptés.
Sous la frondaison de tes tresses
J'ai connu les longues caresses,
Le grain mordoré de ta peau,
Et goûté aux fruits délectables,
Aux ivresses inimitables
Que tu m'as versé en cadeau.
Ce furent des soirées câlines,
Des nuits de clarté opalines,
De langoureux chuchotements,
Des chapelets de sérénades,
De romantiques promenades
Sous un ciel de scintillements.
Bien que ça m'était incommode,
Je te quittais par épisode
Pour aller faire une razzia,
Il faut gagner sa subsistance,
C'est la règle de l'existence
Et quelquefois dans l'immédiat.
Je parcourais donc le royaume
Du minéral, tel un fantôme,
Aux yeux de tous dissimulé,
Vivant de peu comme un ascète
Qui se concentre sur sa quête
Dans un diocèse dépeuplé.
C'est ainsi que dans cet espace,
Je n'ai plus retrouvé la trace
Qui me ramène jusqu'à toi,
Égaré dans un labyrinthe,
Je tourne en rond et je m'éreinte,
Y gaspillant toute ma foi.
Mon obstination reste vaine,
Rongeant mon frein, souffrant ma peine,
Je ressemble à un mort de faim,
Une hère que rien ne console,
Comme un voyageur sans boussole,
Condamné à errer sans fin.
