Elucubrations d'une momie
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J'ai plus de foie ni d'appétit
Pour végéter sans une envie
Vidée, crevée j'ai bien maigri
Sans même souffrir d'anémie,
Comme envelopp', j' n'ai pas de peau
Mais un' camisol' qui m' serr' trop
Pour que bandée comme personne
Ell' me comprime et m'emprisonne
Vous avez compris que je suis
Dans le muséum la momie
Pour qu'aucun homm' ne puisse envier
Ce sort qui m'était destiné.
Sans que l'on soit au carnaval
Je porte un masque original:
Orbites vid's, j'ai rien à voir
Pour qu'à toute heur', je broie du noir;
Gisant insensible aux émois,
Sans cœur, je reste toujours froid;
Et lors j'ignor' jusqu'au frisson
Que procurent les palpitations.
Vous savez bien sûr que je suis
Dans le muséum la momie.
Heureus'ment que je n'me vois pas
Sinon je tremblerai d'effroi
Comm' cercueil, j'ai un sarcophage
Qu'avec le néant, je partage:
Dans mon 'lit-on dort' l'éternité
Sans qu'un réveil soit assuré;
Bien qu'on ait pris soin d' m'embaumer,
Ça sent l'sapin, le renfermé
Et toutes ces émanations
Créent le myth' des malédictions.
Vous savez bien sûr que je suis
Dans le muséum la momie;
Lors laissez-moi dormir encore
Pour n'être pas frappé d'un sort.
Sans cervell', c'est un fait certain
Non, je ne me rappell' de rien;
Dans le crân', je n'ai que du vent
Mais heureus'ment ya des savants.
Ya des savants qui me soutirent
Mon histoire et mes souvenirs
Et puis ya des restaurateurs.
Qui me redonnent des couleurs.
Vous savez bien sûr que je suis
Dans le muséum la momie
Où telle une grande vedette
J' fais l' buzz, le show et la recette.
Pour végéter sans une envie
Vidée, crevée j'ai bien maigri
Sans même souffrir d'anémie,
Comme envelopp', j' n'ai pas de peau
Mais un' camisol' qui m' serr' trop
Pour que bandée comme personne
Ell' me comprime et m'emprisonne
Vous avez compris que je suis
Dans le muséum la momie
Pour qu'aucun homm' ne puisse envier
Ce sort qui m'était destiné.
Sans que l'on soit au carnaval
Je porte un masque original:
Orbites vid's, j'ai rien à voir
Pour qu'à toute heur', je broie du noir;
Gisant insensible aux émois,
Sans cœur, je reste toujours froid;
Et lors j'ignor' jusqu'au frisson
Que procurent les palpitations.
Vous savez bien sûr que je suis
Dans le muséum la momie.
Heureus'ment que je n'me vois pas
Sinon je tremblerai d'effroi
Comm' cercueil, j'ai un sarcophage
Qu'avec le néant, je partage:
Dans mon 'lit-on dort' l'éternité
Sans qu'un réveil soit assuré;
Bien qu'on ait pris soin d' m'embaumer,
Ça sent l'sapin, le renfermé
Et toutes ces émanations
Créent le myth' des malédictions.
Vous savez bien sûr que je suis
Dans le muséum la momie;
Lors laissez-moi dormir encore
Pour n'être pas frappé d'un sort.
Sans cervell', c'est un fait certain
Non, je ne me rappell' de rien;
Dans le crân', je n'ai que du vent
Mais heureus'ment ya des savants.
Ya des savants qui me soutirent
Mon histoire et mes souvenirs
Et puis ya des restaurateurs.
Qui me redonnent des couleurs.
Vous savez bien sûr que je suis
Dans le muséum la momie
Où telle une grande vedette
J' fais l' buzz, le show et la recette.
