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L'aube des mondes
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Je n’ai point âme d’astrophysicien,
Pourtant me taraude cette question :
L’univers peut-il être né d’un Rien,
D’un Absolu cru, secret comme abscons ?

Je l’avoue mon humaine cafetière
Par tant de vertige est comme aspirée
Cognant sur le haut un plafond de verre
Qui la laisse sifflante… et bosselée.

Ce Néant serait-il donc quelque chose ?...
Ces grands nombres à exposants négatifs
L’étourdissent fort ! Mais la muse impose
Soudain sa loi au poète pensif :

Et si (il lui rend là un bel hommage)
L’Aube des Mondes, gracieuse et placide,
Venait simplement comme dit l’adage,
D’une Nature ayant horreur du Vide ?

© Poème posté le 11/12/2022 par Fregat

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