On s’est menti sans vraiment l’ignorer,
On a donné à la magie un air d’éternité,
Habillant de désirs illusoires ce qui se délitait,
Préférant l’élan et le mirage à la chute annoncée.
Nous avons mêlé des émotions et des soupirs,
Tissé des récits pour mieux nous retenir,
Multiplié les soirées pour inventer l’avenir,
Mais même le sensuel n’avait plus rien à dire.
Et rien ne tenait, rien ne voulait durer.
Et sous les mots, déjà, tout se fissurait.
Alors on s’est quittés...
Mais en douce,
Tu te réinventes l’histoire,
Tu gommes les traces, les disputes,
Tu dilues la tristesse des minutes
Pour mieux dormir au fond du soir.
Alors la solitude,
Familière habitude,
S’est installée en alliée,
Voyeuse des ambiguïtés,
Vêtue des espérances usées.
Elle murmure : attention,
Elle murmure que tu recommences à tricher,
Elle murmure que sans doute tu rêves encore…
Poème écrit par
Viemartienne
Sans doute… des doutes
Tous droits réservés © Poème posté le 22/09/2026 par Viemartienne
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