Elle vint dans l'obscurité, enveloppée de nuit profonde,
Ses pas frappaient mon cœur en écho, d'un doux retour.
Ses yeux portaient le feu à mille lieues à la ronde,
Et ses mains renversaient les piliers de mes jours.
Elle n’avait ni nom, ni forme véritable,
Mais tout en elle criait l’éveil du serpent.
Un mot, un seul, suffit : je devins son amant,
Là où l’ombre embrassait le souffle inaltérable.
La Muse — au joli corps— ravit mon souvenir
Comme une deesse perdue, dans un nouvel empire…
Et je tombai, vaincu, dans ses bras couleurs de miel.
Car sa voix me tissait des mondes éternels,
Alors j’ai courbé le front sous son appel lancinant,
Heureux d’être brisé pour mieux mourir en elle.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Elle vint dans l'obscurité
Tous droits réservés © Poème posté le 01/07/2025 par Guillaume Prevel
...
