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Poème écrit par Tida

Poème pour Ulysse

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Mon ami, mon frère, mon compagnon
Tout le monde dit de toi que tu es trop mignon.
Ce n’est pas là, loin s’en faut, ta seule qualité :
Pour moi, c’est ton caractère qui prime sur ta beauté.

Déglingo, insolent et rebelle aussi,
Pas du tout ton genre : debout, couché, assis.
Tu es censé être un super, super chasseur,
Mais je pense que ce gène, tu l’as laissé à ta sœur.

Quand je te vois courir après les papillons,
Je me dis que le gibier, ce n’est pas ton rayon.
Et quand tu essayes d’attraper un lézard,
Désolé, mais si tu le chopes, c’est vraiment par hasard.

Et ne parlons pas de la chasse aux moineaux :
Tu aurais plus de chance d’apprendre à jouer du piano.
Et s’il t’arrive, par bonheur, de gober un mulot,
Dis-toi que de t’en empêcher, ce n’est pas mon boulot.

Comme tous les chiens de chasse, c’est vrai, tu te roules dans le caca,
Mais dans quel but ? Me griller à l’auberge, me causer du tracas ?
Tu as un peu de Scooby-Doo, un zeste d’Idefix et beaucoup de Clochard
Avec ta gueule d’amour et ton air cabochard.

Et quand je t’appelle et que tu t’en vas de l’autre côté,
On dirait que ça te fait marrer, mon souffle court et mes points de côté.
La vérité, c’est que tu ne penses qu’à jouer à la balle,
Et que si tu continues, je vais te vendre pour que dalle.

Et quand tu rechignes à bouffer ta gamelle,
Dis-toi que ça me coûte des ronds de remplir ton écuelle.
Alors laisse-moi être franc et te dire en aparté
Que si ça dure, je t’envoie en Chine finir en pâté.

Après ces mots pleins d’amour et de raison,
N’écris pas à la SPA, je finirais en prison.
Et s’il te venait l’idée de te plaindre à ta maîtresse,
Les coups de pompe au cul remplaceront les caresses.

Le matin, arrête de me lécher la trogne au lit,
J’ai l’impression qu’au réveil je bouffe de l’aïoli.
Tu aimes ta liberté, t’en priver, ça te blesse,
Est-ce une raison pour me bouffer toutes tes laisses ?

Dernière chose : arrête de mordre les mollets de Jean-Pierre,
Il risquerait de se rebeller et de te jeter des pierres.
À part ces petits travers, disons que je t’aime vraiment beaucoup quand même,
Et que grâce à toi, j’ai bidouillé une espèce de poème,

Sans champ lexical précis, avec des fautes et sans compter les pieds —
Promis, je rectifierai ça le jour où tu marcheras au pied !
Alors ne me quitte pas, reste encore et encore,
Sinon je pleurerai toutes les larmes de mon corps.

Ma p’tite bête à bon dieu, ma petite coccinelle
Juré, je veillerai sur toi, je serai ta sentinelle
Mon ami, mon frère, mon compagnon,
Merci d’être fidèle en plus d’être mignon


Avec toi désormais je ne serai jamais plus seul
Ulysse, c’est pas un héros grec. C’est plutôt un poète punk en fourrure.
Il n’obéit pas, il négocie. Il ne chasse pas, il rêve.
Il court après les papillons, boude sa gamelle, et me réveille tous les matins avec l’haleine d’un vieux bouledogue .
Et pourtant, il a un truc. Un truc que seuls les chiens savent faire :
Il t’aime. Vraiment. Sans raison, sans conditions, sans te demander si t’es de bonne humeur ou pas rasé.

Ce poème, je l’ai écrit pour lui.
Parce qu’à force de me faire courir dans tous les sens et de bouffer mes lacets,
il a fini par m’apprivoiser.

Tous droits réservés © Poème posté le 23/06/2025 par Tida

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