Je suis le mal que tu as semé
Je suis le venin dans ton eau,
Le souffle glacé dans ton dos,
Le feu, plus froid que la mort,
Le rictus qui guette ton sort.
Tu pensais rire et disparaître,
Me laisser à genoux, traître ?
Je suis l'épine sous ta peau,
La main qui serre, le coup qu'il faut.
Je veux te voir supplier,
Écorcher tes pensées,
Cueillir ton dernier regard
Quand viendra mon départ.
Je ne frappe pas vite, je savoure,
Chaque nuit, je t’effleure, je te deviens lourd.
Je veux t’entendre hurler bas,
Que ton âme se brise en éclats.
Rappelle-toi ce que tu as fait,
Car c'est gravé, c'est juré :
Je suis la lame que tu ne verras pas venir,
Le poison lent qui t’apprend à mourir.
Et quand ton souffle sera brisé,
Je me pencherai pour t’achever,
Non par rage, ni par remords,
Mais pour le plaisir de te savoir mort.
