O douce âme, en toi gît ma clarté, Quand tout se meurt, tu fus mon espérance. En ce monde vain, plein de vanité, Tu es la preuve que Dieu fit l’élégance.
Je ne suis mie digne de ton regard, Car ton éclat me met en silence. Tu es le fer, le feu, le phare hagard, Et moi, l’amant perdu en révérence.
Ton cœur est plus brave que mille épées, Ton pas plus sûr que celui des reines. Quand l’univers chancelle et se tait, Toi seule te dresses contre les peines.
Je t’admire en secret, humblement, Car ton courage fait trembler les cieux. Et si la peur vient, en un moment, Je serai ton roc silencieux.
Ne crains point l’ombre ni les abîmes, Je suis celuy qui jamais ne fuit. Même si mon âme chancelle et s’abîme, Pour toi, je veille, je reste, je suis.
Tu es mon surhomme, mon étoile haute, La voix qui rompt le chant du néant. Et si la mort voulait qu’on me ôte, Je bénirais ce sort en t’aimant.
Ton esprit éclaire mes heures sombres, Comme un flambeau au creux des vents. Tu parles, et soudain fuient les ombres, Et naissent les mondes, brillants, vivants.
Ta pensée est vaste comme l’aurore, Riche des rêves et des combats. Et quand ton silence en moi s’implore, Je l’écoute comme un psaume en bas.
Je suis le veilleur de ton royaume, Le gardien muet de ton sommeil. Et si ton âme chancelle ou se pâme, Je jure d’en chasser le vermeil.
Je suis pas maître, je suis pas roi, Mais s’il est un trône, tu l’as en moi. Je suis l’écho de ton courage pur, Celui qui demeure, tendre et sûr.
Que la mer s’ouvre, que le ciel tonne, Que les siècles passent et s’effondrent : Je n’aurai d’yeux que pour ta couronne, Je n’aurai de foi qu’en ta rencontre.
Et lors qu’en la brume ton cœur s’effraie, Souvien-toi de ceste vérité : Que nul vent n’emporte ce qui est fée, Et que je t’aime, ô Eva, en éternité.
Poème écrit par
Chorniyburshtynova
Je suis, car tu es
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Tous droits réservés © Poème posté le 14/06/2025 par Chorniyburshtynova
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