Au revoir
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Je n’ai jamais aimé dire au revoir ; par peur de décevoir, je m’éclipse dans l’ombre. Pourtant, avec toi, c’est différent. Je dénombre les secondes, des grains de sable glissant à rebours, tandis que je languis ton retour. Puis, pour notre revoyure, je suis le calendrier en filature. Déchirant pour mieux se retrouver, se saluer n’est plus une corvée. Comme un fil qui nous lie par la pensée, nos promesses sont pour l’éternité, et l’obscurité est vouée à se dérober dans la lueur de nos souvenirs passés
Voici mon troisième poème et mon premier en prose.
