Les oubliés,
Il m’est parfois ardu de composer des rimes
Pourtant, j’en ai besoin, c’est mon médicament.
Les mots soignent mes maux et ma triste déprime
Qui me touche souvent, comme un abattement.
La science bien souvent n’a aucune ressource
Devant des maladies toujours invalidantes.
Tous les savants sont là, analysant les sources
Mais le temps les trahit et toujours les supplante.
Il reste les prières du tout dernier espoir
Pendant la solitude des nuits d’irradiations.
Le tout dernier refuge, au calme, dans le noir
Quand il n’y a personne, que larmes d’afflictions.
Je suis un oublié, celui qu’on ne voit pas
Celui qui se dérobe derrière une image,
Derrière l’apparence, les gens ne savent pas
Les douleurs sont muettes au fond de leurs ancrages.
Regardez, regardez, souvent autour de vous
Ils souffrent en martyr dans un profond silence.
Il y a peu de chose, pour leur faire un bien fou
Un sourire, un regard, une simple présence.
Écrit par Daniel LEFEBVRE
Le 03.10.2024
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