Coït
2
A la fenêtre un rideau blanc défroisse,
Grège et de soie, à peine, un jour éclot ;
C’est la lumière, et c’est, matin pâlot,
Au doigt d’Eros la délicieuse angoisse
Que tu fais naître ! Aux douceurs du lever,
Belle compagne, à mon sommeil instable,
Il n’est d’amour que l’allant véritable !
Pour ma fée être âme sœur et levier,
C’est au feu point, parée, entrer en lice,
Toute menue et rose de désir !
Walkyrie et descendante d’Æsir,
Salace et faste enfant de mon délice !
A la douce aube où j’ai songé, la nuit
Prépare l’or tout repoli du rêve
Et je regarde, écume, à cette grève
Monter ton âme et mousser le déduit !
