Ecueil
2
A cette fourche où toujours je me perds
J’ai vu luire un piège antique et féroce ;
Réalité ! de ta hart sale et rosse,
Suant, je connus l’aboi des grands cerfs.
Si peu de la vie, un temps nous échoit,
Incube en passant son lent rire jaune
Et voit marquer l'autre bord de l’automne ;
Berges au sable où fallut qu’échouât,
Ballotté, le grêle esquif sans gouverne,
De ci, de là, tant jusqu’à s’ensabler,
Bouger encore, un peu, puis ne trembler,
Pour y finir comme une épave terne,
Un espar dressé, les voiles en berne,
Désespoirs tressés de charmes amers
Aux larmes en poire, à l’enfance interne…
Et je regardais au loin ces amers,
Mes frères et sœurs, qu’un même air paterne,
Livrés, enchâssés, au vouloir des mers.
J’ai vu luire un piège antique et féroce ;
Réalité ! de ta hart sale et rosse,
Suant, je connus l’aboi des grands cerfs.
Si peu de la vie, un temps nous échoit,
Incube en passant son lent rire jaune
Et voit marquer l'autre bord de l’automne ;
Berges au sable où fallut qu’échouât,
Ballotté, le grêle esquif sans gouverne,
De ci, de là, tant jusqu’à s’ensabler,
Bouger encore, un peu, puis ne trembler,
Pour y finir comme une épave terne,
Un espar dressé, les voiles en berne,
Désespoirs tressés de charmes amers
Aux larmes en poire, à l’enfance interne…
Et je regardais au loin ces amers,
Mes frères et sœurs, qu’un même air paterne,
Livrés, enchâssés, au vouloir des mers.
