Poésir d'Amérique
3
qu’on soit aztèque ou cheyenne
on est américaine
on est parties jadis
des steppes sibériaques
à dos de yack
en éclaireuses
à pied pâtrant chèvres
et moutons de l’île
les femmes et les enfants
d’abord
menant cortège
avec le secret des taïgas
et hêtres centenaires
dans les tricots et tissages
des quotidiens égrenés
de jeunes écuyères
futures cartomanciennes
prennent des repères
géostationnaires
d’un rocher d’un ruisseau
n’oublient ni la courbe
ni le sel
des frontières
au nord
repaires des chats des neiges
de wiorek songeuse
noémie en hiver
on choisit
parmi les insomniaques
des chercheuses en banquise
et talents en attente
pour préserver la route
du retour
en cas de drame
aux avant à contrevent
laissées en bivouac
avec munitions et vivres
pour nourrir corps et âme
apprennent les sciences boréales
et les contes de l’igloo
ainsi va la poésie
d’exquis mots
des fougueuses au galop
continueront
bien au delà du saint-laurent
franchiront
des isthmes et des rios
jusqu’aux pieds du janeiro
lisse pin de sucre candide
en sa sève salsa inspirée
certaines en amazones
d’inca en cantilène
inventeront carthagène
les plus échevelées
à cheval sur la cordillère
construiront lima
à angle d’andes
quatre vingt cinq degrés
de dénivelé pacifique
apprivoiseront le lama
et parleront la langue
basque de péruve
de plus imaginatives
peut-être
franchirent magellan
on l’espère
et firent rêver
la dépliure de la sphère
l’avenir des histoires
de la steppe
au planisphère
et de l’antique
à l’antarctique
reste toujours
à raconter
mais en ce présent
au temps qu’il fait
qu’on soit aztèque ou cheyenne
on est américaine
on est américaine
on est parties jadis
des steppes sibériaques
à dos de yack
en éclaireuses
à pied pâtrant chèvres
et moutons de l’île
les femmes et les enfants
d’abord
menant cortège
avec le secret des taïgas
et hêtres centenaires
dans les tricots et tissages
des quotidiens égrenés
de jeunes écuyères
futures cartomanciennes
prennent des repères
géostationnaires
d’un rocher d’un ruisseau
n’oublient ni la courbe
ni le sel
des frontières
au nord
repaires des chats des neiges
de wiorek songeuse
noémie en hiver
on choisit
parmi les insomniaques
des chercheuses en banquise
et talents en attente
pour préserver la route
du retour
en cas de drame
aux avant à contrevent
laissées en bivouac
avec munitions et vivres
pour nourrir corps et âme
apprennent les sciences boréales
et les contes de l’igloo
ainsi va la poésie
d’exquis mots
des fougueuses au galop
continueront
bien au delà du saint-laurent
franchiront
des isthmes et des rios
jusqu’aux pieds du janeiro
lisse pin de sucre candide
en sa sève salsa inspirée
certaines en amazones
d’inca en cantilène
inventeront carthagène
les plus échevelées
à cheval sur la cordillère
construiront lima
à angle d’andes
quatre vingt cinq degrés
de dénivelé pacifique
apprivoiseront le lama
et parleront la langue
basque de péruve
de plus imaginatives
peut-être
franchirent magellan
on l’espère
et firent rêver
la dépliure de la sphère
l’avenir des histoires
de la steppe
au planisphère
et de l’antique
à l’antarctique
reste toujours
à raconter
mais en ce présent
au temps qu’il fait
qu’on soit aztèque ou cheyenne
on est américaine
