Métrique

Définition :

Issue du mot grec metron, qui signifie mesure, la métrique, dans un poème, est l'attribution d'une longueur à un vers, laquelle se mesure, en français, par le nombre de syllabes constitutives de ce vers. En d'autres langues telles que le Latin, l'Allemand, etc. cette mesure s'exprime, non en syllabes, en nombre de pieds, notion non définie en Français.
Les vers sont qualifiés par leur mesure, comme suit : dissyllabe (2), trisyllabe (3), quadrisyllabe (4), pentasyllabe (5), hexasyllabe (6), heptasyllabe (7), octosyllabe (8), ennéasyllabe (9), décasyllabe (10), hendécasyllabe (11), dodécasyllabe (12) - ce dernier porte, selon sa structure rythmique, les noms d'alexandrin classique ou d'alexandrin romantique -.
Lorsque tous les vers d'un poème possèdent la même mesure, on parle d'homométrie, dans les autres cas, il s'agit d'hétérométrie.
La métrique est donc tout simplement la pratique de la mesure.

Exemple :

[u]Exemples [/u]:

Verlaine, dans ce poème, opta pour une alternance de trisyllabes et de quadrisyllabes.

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Bercent mon cœur
D'une langueur
Monotone.


Baudelaire choisit pour ce vers le dodécasyllabe dont la structure, en deux hémistiches de six syllabes, caractérise l'alexandrin classique.

Je suis belle Ô mortels comme un rêve de pierre